Un test sanguin en temps Nano

> > Un test sanguin en temps Nano ; écrit le: 12 février 2013 par sarah modifié le 14 octobre 2014

La détermination du groupe sanguin plaquettaire prend de la vitesse grâce aux nanotechnologies. Un test, mis au point par l’institut des nanotechnologies de Lyon (INL) et de l’établissement français du sang (EFS) de Rhône Alpes, permet un résultat fiable et rapide, avec une infirme quantité de sang. Il est notamment utilisé dans le cas d’une analyse sur un fœtus. Découvrez ici ce test en 6 étapes.

Brin d’ADN synthétique

La recette des Nanobilles:

La surface des Nanobilles de latex est préparée et libère une fonction acide carboxylique (COOH).

Les Nanobilles de latex sont mises en présence de différents brins d’ADN synthétiques. Une liaison peptidique va alors se créer entre la surface de latex et la fonction amine (NH₂) de l’ADN.

Deux sortes de billes sont préparées : des billes magnétiques contenant de l’oxyde de fer. D’autres exclusivement composées de latex, chacune porte à sa surface des brins d’ADN différents.

Un « sandwich » à l’ADN

Les billes sont mises en contact avec l’échantillon de sang dans un puits d’une plaque en plastique transparent contenant une solution saline.

Les ADN de surface sont capables de reconnaître spécifiquement une partie du gène du patient.

Si les Nanoparticules trouvent leurs cibles, elles s’y fixent. Il se forme alors un « sandwich » contenant des Nanobilles magnétiques et non magnétiques et l’ADN du patient.

Un peu de fluorescence

Des molécules fluophores sont ajoutées au mélange. Elles vont se fixer sur l’ADN des billes non magnétiques.

Une affaire de magnétisme

Le « sandwich » de Nanobille est magnétique grâce à la bille contenant de l’oxyde de fer. Il est donc facile d’extraire le complexe du puits avec un aimant.

La fin des liaisons

Les complexes récupérés sont remis en solution dans de l’eau, cette fois ci non saline.

Conséquence : les liaisons peptidiques créées se défont et tous les éléments du « sandwich » se séparent. Une étape de contrifugation permet de récupérer seulement les fluorophores.

Ça brille !

Dans chaque puits un type plaquettaire a été testé. Il suffit alors de lire cette barrette grâce à un spectrophotomètre.  Si de la fluorescence est émise : le résultat est positif pour ce typage plaquettaire !

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